Kusama, Avant garde ?
- Yasmine El Arrasse

- 18 juin 2017
- 2 min de lecture
Comme j'ai pu l'expliquer, Kusama a développé un art qui lui est propre. Ne serait-ce donc pas un mouvement avant garde dont elle est la seule artiste ?
En effet, Kusama une fois arrivée à New York refusa de se plier aux modes artistiques de son temps. A ce moment-là l'action painting faisait rage dans les galeries. L'action painting consistait à donner une grande importance au processus de la peinture et au comportement des matières les unes avec les autres.

Autumn Rhythm No. 30, Jackson Pollock, 1950
Bien que le processus artistique jouait un rôle important pour Kusama, il l'était dans un but thérapeutique et non pas un but artistique. Peindre pour elle était un moment de catharsis. Par ailleurs, à travers ses happenings, elle utilisait l'art dans des fins politiques, sociales, historiques. Elle voulait créer de l'art qui pouvait changer le monde. Cela se ressens énormément à mes yeux dans son roman Manhattan suicide addict. Dans ce livre elle cherche à montrer la face cachée de New York, de la dureté de la vie, de la place des homosexuels, des femmes... Bien que ce soit une oeuvre assez spéciale, marquée par le style répétitif de Kusama, le message qu'elle fait passer est clair. Elle cherche à apporter une vérité.
De plus, je pense que ses structures ajoutent au fait qu'elle soit une avant-gardiste. En effet, elle crée des structures avec des miroirs, des ballons de vinyl, des boules de métal dans les musées, mais aussi sur des îles ou tout simplement des arbres. Son arbres est comme une maladie, qui ne cesse de s'expendre sous toutes les formes physiques et artistiques.

Cours Mirabeau, Marseille

Noshima Island






















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